Banque Mondiale / Développement : plus de 30 milliards de dollars engagés en Afrique subsaharienne

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Le montant passerait à 45 milliards d’ici 2020

AA / Abidjan / Fulbert Yao

La Banque Mondiale (BM)a débloqué plus de 45 milliards de dollars dans le financement du développement à l’échelle mondiale, dont près de 30 milliards en faveur de pays d’Afrique subsaharienne, au cours des exercices de 2018 et 2019, a indiqué à Abidjan Akihiko Nishio, Vice-président de la BM pour le Financement du développement.

Akihiko Nishio s’exprimait, mardi, à l’ouverture de l’édition 2019 du Forum sur le Financement du Développement en Afrique de l’ouest organisé par la Banque Mondiale.

Selon lui, «le montant des ressources allouées à l’Afrique atteindra très probablement 45 milliards de dollars» d’ici juin 2020.

« En ce qui concerne les pays du Sahel, plus particulièrement, les engagements de l’IDA se sont élevés à 3,7 milliards de dollars», a-t-il indiqué.

Akihiko Nishio a fait savoir que trois secteurs sont particulièrement visés en Afrique, à savoir, l’Agro-alimentaire, le transport et les infrastructures numériques.

Concernant l’Agro-alimentaire il a invité les pouvoirs publics et les privés à collaborer pour permettre aux agriculteurs et aux producteurs de denrées alimentaires de disposer de meilleurs débouchés, vu l’importance du secteur agricole qui représente pour la région 35% du PIB et 60% de la main d’œuvre active.

S’agissant du transport, le vice-président de la Banque Mondiale propose de formaliser et de réglementer les petits opérateurs privés afin d’améliorer la qualité et la fiabilité de service de transport urbain.

Enfin, au niveau du développement numérique, Akihiko Nishio a estimé qu’une transition rapide de l’économie numérique est susceptible de stimuler la productivité.

Pour sa part, le chef de l’Etat ivoirien, Alassane Ouattara, a proposé quatre pistes sur lesquelles les pays africains devraient se focaliser pour financer durablement leur développement.

Selon le président ivoirien, il s’agit de l’accélération de la mobilisation des ressources intérieures, de l’amélioration du climat des affaires afin d’attirer les investissements privés nationaux et internationaux, du développement d’un secteur financier solide et diversifié et de l’accroissement du taux de l’épargne intérieure tant privée que publique et, enfin, de la mobilisation des capitaux institutionnels.