Burkina Faso déclaré « zone rouge » par la France

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Nouvelle mise à jour de la carte du Burkina Faso par le ministère français des Affaires étrangères. Les zones en jaune, au sud et au centre du pays, sont désormais déconseillées et classées en orange. Suite à la multiplication des attaques, les provinces déconseillées par Paris ne cessent d’augmenter.
La carte du Burkina Faso est désormais entièrement en rouge et orange. En clair, c’est le pays tout entier qui est fortement déconseillé aux voyageurs par la France.

Les dernières zones en jaune au sud-ouest, centre-ouest et centre-sud, ainsi que la capitale Ouagadougou, virent à l’orange. Elles sont désormais considérées comme « des zones déconseillées sauf pour raison impérative ».

En rouge : la frontière du Mali, du Niger, du Bénin et du Togo, les régions du Sahel, du nord et de l’est.

Cette nouvelle carte d’évaluation des risques illustre la dégradation sécuritaire dans le pays. « Ce phénomène s’amplifie depuis le début de l’année, estime le quai d’Orsay sur son site internet, affectant désormais une grande partie du territoire. »

À Ouagadougou, une source proche du pouvoir juge « discourtoise » cette manière de procéder. « Cela contribue à instaurer dans notre pays, un climat de psychose », estimecette source.

« Ouagadougou en orange… mais toutes les capitales du monde sont soumises aujourd’hui au risque terroriste, à moins que ce soit juste pour légitimer son intervention », s’exclame toujours la même source.

Et de conclure : « C’est dommage de voir que les personnes qui travaillent avec nous contribuent à nous discréditer. »

Le chef d’état-major général des armées du Burkina Faso, Moïse Miningou, avait demandé à la France, cette semaine, d’informer à l’avance « le déplacement des aéronefs afin qu’ils ne soient pas considérés comme des ennemis ».

Moïse Miningou s’exprimait dans une lettre adressée à l’attaché de défense de l’ambassade de France au Burkina Faso, en date du 15 novembre courant.

« Depuis un certain temps, il ressort de façon récurrente, que des aéronefs non identifiés survolent nos bases et zones d’opération », affirme le chef d’Etat-major dans ce courrier.

Faisant suite à ce constat, le général précise que « désormais, des instructions ont été données aux unités déployées pour que ces aéronefs soient considérés comme ennemis et traités comme tels ».

En outre, l’armée demande à la France d’informer « 48 heures à l’avance tout déplacement des aéronefs ».

Source: RFI et AA